Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 19:28
Par Santé Sud Mauritanie - Publié dans : Société civile
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 17:26

 




L’augmentation de la fréquentation montre la confiance de la population pour cet établissement et souligne l'importance de cette structure.





 

 


Nous pouvons remarquer une baisse significative dans les attentes des objectifs fixés par le ministère de la santé, cela peut être expliqué par plusieurs facteurs : une rupture de vivres en début d’année 2008, ce qui a eu pour conséquence la chute des consultations et l’augmentation des abandons, enfin la mise en place du nouveau protocole national qui a perturbé sensiblement la prise en charge par le personnel.


Notons que malgrès l'augmentation du nombre d'admission, le taux de létalité reste inférieur à 3% (seuil d'efficacité des prestations du CREN donné par le ministère de la santé).

Aujourd’hui ces éléments de perturbations ne sont plus présents, et nous travaillons avec nos partenaires et le Programme Alimentaire Mondial sur un dépistage actif de la malnutrition pour pouvoir avoir le nombre d’enfants attendus et promouvoir l’action positive de la structure auprès de la population.

Par Santé Sud Mauritanie - Publié dans : Nutrition
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 23:45



































Lors de la mission d’une sage femme de Santé Sud, le personnel soignant de la maternité régionale a été compagnonné, ici nous pouvons voir une auxiliaire accoucheuse de l'hôpital de Néma en train de pratiquer les premiers soins au nouveau-né.

Après un examen sommaire et la pesée, l'enfant est mis au sein avant d'être confié aux accompagnantes familiales.

Nous pouvons aussi voir l’auxiliaire accoucheuse lors de la surveillance d’une maman et de son nouveau-né, occasion de donner les meilleurs conseils pour l’allaitement maternel notamment.

De façon générale les femmes restent hospitalisées en maternité avec leur bébé jusqu'au lendemain matin afin de bénéficier de la visite pédiatrique que le médecin donne chaque matinée.

Bien sur tout cela  reste la situation idéale, et le compagnonnage en plus de consolider les connaissances pratiques, donne aux personnels soignants exerçant chaque jours dans des conditions difficiles, la force de ne pas se sentir seul dans leur métier.


Par Santé Sud Mauritanie - Publié dans : Suivi du nouveau né et de l'enfant sain
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 16:10
 

Les ambulances, solution ou investissement superflu?
Elles semblent être utiles, mais si l'on prend les chiffres par exemple de celle de Timbédra avec 22 évacuations sur un an, cela fait moins de 2 par mois, de même, pour la ville de Bousteila avec 6 évacuations pour 2007. Est-ce rentable pour nos partenaires d'investir dans ce type de transport (chauffeur, entretien et gazoil ...) ? Pourrait-on envisager une autre solution ?

     L’ambulance reste essentielle dans la prise en charge des cas graves, puisque monte à bord un personnel de la santé pour accompagner le malade dans de meilleures conditions, puisque les coûts sont maîtrisés et fixes, puisque le véhicule reste disponible pour l'usage de la santé, puisque la région est vaste, difficile et que ce n'est pas une raison de rentabilité économique qui pousse au départ de l'ambulance mais bien une raison sociale et d'urgence médicale.

Il faut savoir que le nombre de prise en charge que nous relevons grâce aux registres des structures de santé ne reflète pas la réalité, parce que ce résultat ne fait pas encore partie du rapport mensuel de relevé des activités sanitaires. En effet, notre ligne de conduite est de porter des efforts sur la formation des chauffeurs, sur la formation du personnel soignant, et enfin nos efforts ont porté et portent encore aujourd’hui sur la sensibilisation du personnel responsable de la structure.

 

Ces trois points sont essentiels. Nous travaillons avec les chauffeurs afin qu’ils prennent en charge de façon correcte l’entretien et le suivi de leur véhicule afin de pérenniser l’investissement. Aujourd’hui dans la plupart des moughataas du pays, et c’est encore plus vrai dans une région aussi reculée que le Hodh el Charghi, les malades de brousse se voient pris en otage par des commerçants (seul personnes ayant un véhicule) peu scrupuleux, qui voyant l’urgence de la situation multiplient le prix du voyage par dix ! La présence de véhicules de la santé apporte une relative « concurrence » et une disponibilité d’un transport sécurisé à prix fixe.

 

Nous travaillons sur la formation du personnel soignant pour une meilleure prise en charge du patient pendant son transport vers la structure sanitaire de référence. Aujourd’hui encore, beaucoup de malade arrivent vers la structure de référence dans des conditions déplorables ; transportés par les véhicules des marchands, la personne - quelle que soit la gravité de son état de santé- voyage comme un vulgaire sac de riz.

Ce travail d’accompagnement montre aux personnels soignants que le réseau sanitaire de prise en charge n’est pas un réseau fragmenté, mais bien une continuité dans une prise en charge globale. Nous travaillons pour que l’ambulance arrive sur le lieu de l’évacuation, et qu’elle reparte avec le patient, sa fiche médicale, un personnel de santé pour le suivi et la surveillance du malade, et une trousse d’urgence adaptée à la prise en charge.

Enfin, nous travaillons avec le personnel responsable (DRAS et médecins chefs de Moughataa) pour un meilleur suivi du parc automobile, pour que toutes les raisons sus-citées puissent être réalisées et pérennes sur le terrain.

 

Faire accepter aux responsables que cette prise en charge est nécessaire et bénéfique pour leur population (disponibilité, coût et qualité de prise en charge) mais aussi pour leur structure et leur personnel (valorisation, réputation envers la population) est un gage de réussite puisque c’est eux qui font la supervision de cet ensemble cohérent.

 

Nous devons maintenant améliorer l’enregistrement de toutes les évacuations, ce qui difficile aujourd’hui, étant donné que l’état ne donne aucune obligation dans ce sens et que les écrits sont toujours une difficulté majeure dans ce pays à tradition orale.

 

Néanmoins nous pouvons noter également que ces véhicules servent aussi pour la vaccination avancée dans les différentes régions et donc que le bénéficiaire final (la population) a un retour global très positif.

 

Notons que la wilaya représente 182 700 km2 et que sa population, de plus de 300.000 habitants,  ne bénéficie que de quatre ambulances !

Par Santé Sud Mauritanie - Publié dans : Fonctionnalité du système de référence mère enfant
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 18:25

Dans le cadre du projet, en collaboration avec ses partenaires, Santé Sud ne ménage aucun effort pour promouvoir la santé maternelle. Actuellement, au Hodh El Charghi, des femmes porteuses d’une fistule obstétricale ont été dépistées,  diagnostiquées et référées sur l’hôpital de Kiffa où elles vont être prises en charge par une équipe de chirurgiens spécialistes de France en collaboration avec des chirurgiens mauritaniens. Cette mission chirurgicale est présente dans le pays du 30 novembre au 20 décembre, et permet de faire la formation des chirurgiens mauritaniens aux réparations des fistules obstétricales simple et/ou compliquées.

Dépister ces femmes n’est pas aisé : des séances régulières d’informations et de sensibilisation des populations, des rappels réguliers aux membres du personnel de la santé de la région à différents moments de l’année ont permis  de ne pas oublier ce fléau et de permettre à des femmes de bénéficier d’interventions chirurgicales et ainsi de retrouver une vie « normale ».

La fistule obstétricale est une conséquence d’un accouchement long et difficile, entraînant des pertes d’urines continues ou encore des pertes fécales par le vagin, amenant des mauvaises odeurs gênant la femme et son entourage, aboutissant à des conséquences sociales (isolement de la femme,  divorce demandé par son mari). Ces femmes deviennent des parias de la société et sont condamnées à vivre isolées.

Santé Sud et ses partenaires ont du faire face aux difficultés de dépistage de ces patientes : elles ne consultent pas forcément spontanément, se cachent, et c’est par le bouche à oreille qu’on apprend qu’untelle est isolée, qu’elle a été quittée par son mari, ou que ses symptômes connus grâce aux campagnes de sensibilisation sont présents. Il a fallu de longues heures de communication entre les personnels de la santé, et les interlocuteurs familiaux pour arriver à retrouver ces patientes (peur, honte, pauvreté, ignorance, fatalisme). Des centaines de kilomètres de piste ont été faits pour aller chercher ces patientes, et il a fallu une énergie sans faille pour les retrouver, les convaincre de se faire opérer pour retrouver une vie « normale », et les amener au site opératoire prévu par la stratégie nationale de prise en charge des patientes porteuses d’une fistule obstétricale en Mauritanie.

Par Santé Sud Mauritanie
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